• L'argile

    Il est étonnant de constater qu'un certains nombre d'écrits ; la Bible mais aussi des textes sumériens, scandinaves pour ne citer que les plus connus, disent l'homme façonné à partir d'argile.

    Comme moyen thérapeutique elle est utilisée depuis la nuit des temps par un grand nombre de peuples, mais aussi instinctivement par des animaux.

    On retrouvera une certaine similitude d'action avec des médicaments comme les antibiotiques notamment.

    En fait il y a une profonde différence les antibiotiques, les antiseptiques, sont des produits chimiques mort qui agissent aveuglément. Ils détruisent inconsidérément le bon et le mauvais, le sain et le malsain, l'utile et le nuisible.

    L'argile, substance vivante, elle est pourvue de cette intelligence particulière propre à la nature et il faut bien accepter que l'argile agit avec discernement, elle entrave la prolifération des microbes ou bactéries pathogènes tout en favorisant la reconstitution cellulaire saine. Pour l'avoir expérimentée, j’ai vu une plaie purulente traitée par l'argile guérir à un rythme étonnant. L'argile va là où est le mal, en usage externe, mais aussi en usage interne.

    L'argile absorbe les impuretés et autres substances pouvant être toxiques ou communicant une saveur désagréable à un aliment (huiles médicinales, margarine), elle peu également fixer une quelconque substance, en liberté dans un liquide cette dernière propriété est utilisée en médecine et dans l’industrie " huilière ". Ce pouvoir absorbant permet la captation, en vue d'évacuation, des éléments non utilisables de l'alimentation, ainsi que des produits de désassimilation ou de desquamation en suspension dans les liquides stagnant ou progressant dans les viscères. Ces propriétés absorbantes, certainement dues à la constitution micro-moléculaire de l'argile, explique l'action de l'argile, mais en partie seulement. Nous n'avons pas percé tous les secrets de la Nature. C'est ainsi que scientifiquement on cherche toujours ce qui dans les eaux minérales présente une valeur curative. La chimie et la physique ne peuvent reconstituer la vie à partir d'éléments inanimés et c'est là tout le secret.

    L’argile est, comme tous les corps, radioactive mais cette radioactivité est généralement indécelable avec les appareils de contrôle de laboratoire sauf en ce qui concerne quelques boues. L'argile semble stimuler la radioactivité des corps sur lesquels elle est appliquée si celui-ci est déficitaire ou au contraire d'en absorber les excès. Quand un traitement ionisant n'a pu être évité l'application d'argile entre deux séances permet d'échapper aux éventuelles brûlures cutanées.

    L'argile se prête à bien des applications dont nous décrirons les plus courantes. Auparavant, il est indispensable de donner quelques précisions sur la terre à employer. L'argile est une terre grasse lorsqu'elle est humide et sur laquelle rien ne pousse. C'est la terre glaise des modeleurs et des potiers. Elle peut être verte, rouge, jaune, grise, blanche etc. chacune a ses propriétés et il faut chercher celle qui convient le mieux à l'affection traitée ou au tempérament du malade. Quand une argile semble inactive, c'est une argile qui n'agit pas assez, et non "l'argile" en général; il faut en faire venir d'une autre région jusqu'à ce que soit déterminée la provenance ou la couleur favorable. Les argiles verte et blanche sont les plus communes et les plus employées, on les trouvent facilement dans les magasin Bio ou les pharmacies. Elle doit être exempte de sable, sans traitement ni additif d'aucune sorte, elle doit être vierge. En général l'argile vient de la région où l'on vit, elle agit alors plus en "sympathie". Pour la vitaliser davantage laissez-la au soleil avant de l'employée, mais dès son extraction elle possède déjà la plus part des qualités nécessaires.

     

    L'usage interne.

    L'argile prise par voie buccale n'a pas un goût trop désagréable. Elle se présente en poudre surfine blanche ou verte. La dose de base pour une cure est une cuillère à café dans un verre d'eau non bouillie, laisser reposer quelques heures ou une nuit, boire à jeun le matin au réveil, ou bien le soir au coucher, ou encore de quinze à trente minutes avant les repas, la dose peut être portée à 2 ou 3 cuillerées par jour dans certaines affections intestinales (colibacillose, dysenterie, grippe intestinale, etc.) aucun ustensile ne doit être en métal. La contre indication importante est l'absorption d'huile de paraffine, concurremment ou récemment. La paraffine est susceptible de provoquer le durcissement de l'argile qui entrainerait une occlusion intestinale. l'utilisation de la paraffine est une technique industrielle pour durcir et imperméabilisé les briques d'argile crue.

    Sa première action porte sur système digestif. Libérant le canal de bien des intrus. Tout ce qui est malsain est attiré irrésistiblement vers l'argile. Puis c'est l'élimination rapide. A moins que l'importance des déchets ainsi drainés vers les intestins n'y occasionne quelque embarras qu'il importe de résoudre avec une tisane laxative. Il est possible de venir à bout de cet embarra en buvant beaucoup d'eau entre les repas afin que le volume de liquide soit suffisant pour délayer ces amas et les évacuer. Il est bon également de modifier son alimentation pendant la cure, en l'orientant vers les légumes et les fruits et en évitant les féculents dans un premier temps. Pour limiter ces inconvénients (qui ne surviennent pas toujours) il est préférable de ne boire, au début, que l'eau argileuse, en laissant le dépôt au fond du verre.

    L'activité de l'argile ne s'arrête pas à cette action immédiate sur le système digestif, elle va bien plus loin , elle agit sur tous les organes, dans tout l'organisme. Continuant son travail d'épuration, elle le poursuit dans le sang, qu'elle nettoie et enrichit. La même cuillère à café d'argile peut guérir une furonculose rebelle et une anémie tenace. La furonculose, cela s'explique par son pouvoir absorbant, mais l'anémie ?! L'argile contiendrait-elle une profusion de métaux ? fer notamment ? même pas. Elle est surtout constituée de silicate d'alumine dont le pouvoir cicatrisant est médicalement démontré. Elle contient encore en bien moindre proportion, de la chaux, de la magnésie, du sesquioxyde de fer, etc. Cette composition ne suffit pas à expliquer son action reconstituante des globules rouges du sang qu'il est facile de justifier par le teste de la numération globulaire. En un mois, on assiste à une impressionnante augmentation des hématies. Partout où il y a carence, l'argile semble combler ces carences sans que l'analyse ne révèle une exceptionnelle richesse de ces substances carencées dans l'argile.

    C'est que l'argile fait bien autre chose que de déposer passivement une substance qu'elle renferme et dont le corps manque. C'est peut-être ainsi qu'agissent les remplaçants de synthèse, mais l'argile doit faire autre chose que de suppléer une défaillance. Si un organe fonctionne mal ou si une fonction ne s'accomplit qu'en partie, ce n'est pas porter remède que d'introduire dans l'organisme la substance non élaborée. Il faut aller plus loin, et l'argile y va. Elle stimule l'organe déficient et contribue au rétablissement de la fonction défaillante. Comment s'accomplit ce rétablissement ? par l'apport de substance impondérables, de catalyseurs qui permettent l'assimilation, puis la fixation des corps minéraux apportés par les aliments et que l'organisme laissait fuir auparavant.

     

    L'usage externe.

    Pour cet usage l'argile, sèche et grossièrement concassée, est généralement présentée en sac de 3 kg Se munir d'un récipient creux, en émail, terre, bois, verre ou faïence, ne jamais employer de métal sauf éventuellement et ponctuellement (sans contact prolongé) l'acier inoxydable. Il est possible d'en préparer pour plusieurs jours un bocal que l'on peut refermer empêchant l'argile de se dessécher. Placer l'argile dans le récipient en égalisant la surface puis ajouter l'eau jusqu'à ce que l'argile soit recouverte (au début il faut prévoir une période de tâtonnement car toutes les argiles n'absorbent pas la même quantité d'eau). Conserver toujours un peu d'argile sèche pour le cas ou le mélange serait trop clair et devrait être épaissi. Laisser reposer environ une heure sans toucher elle se désagrège toute seule : ne pas mélanger. La pâte prête doit être lisse, bien homogène, souple, pas trop épaisse, tout en restant ferme pour ne pas couler ni s'écraser.

    L'argile peut être appliquée froide, tiède ou chaude. Chaque fois qu'elle est appliquée sur un endroit fiévreux, enflammé, congestionné, ou très chaud naturellement (bas-ventre, par exemple), elle doit être froide. Quelques minutes après la mise en place du cataplasme, celui-ci doit être tiède. Si une sensation de froid persistait, il ne faudrait pas persévérer dans l'usage à froid. Par contre dès que le cataplasme est très chaud, il faut le renouveler, quelquefois après seulement un court temps d'application.

    Lorsque l'argile est employée à des fins de revitalisation, de reconstitution osseuse, sur les reins, la vessie, le foie, il est souvent nécessaire de la chauffer ou de la tiédir au bain-marie. En tout cas, il faut se rappeler cet adage "que toute action doit être suivie d’une réaction". Si le cataplasme est appliqué sur une partie enflammée, fiévreuse ou congestionnée, il doit rafraîchir. Mais s'il est appliqué dans le but de tonifier ou revitaliser, il doit réchauffer.

    Sur un organisme ou un organe faible, il est possible de faire des applications froides d'eau, d'air ou de terre, mais alors le réchauffement, qui est le début de cette application, doit survenir très rapidement. Il est en effet, à noter qu'en thérapeutique naturelle. La plus part des interventions d'un agent curatif froid doivent nécessairement entraîner le réchauffement. Sans cette réaction, il serait à craindre que les réserves organiques soient insuffisantes, dans ce cas les reconstituer par le repos. Même placé froid, un cataplasme d'argile doit toujours et assez rapidement se réchauffer.

    Les oxydations s'accélèrent, ainsi que la circulation, les fonctions défensives sont stimulées. La température du corps doit légèrement monter. C'est seulement ainsi que le froid est bienfaisant.

    Le cataplasme doit être plus grand que la zone à traiter. Les supports de l'argile sont de préférences des linges de cotons ou cellulosique, ou mieux encore une feuille de choux maintenue par une bande de coton. La feuille de choux est dans tous les cas préférable car elle maintient la fraîcheur de l'argile et l'empêche de sécher prématurément. L'emploi de matière imperméable est à proscrire l'humidité de l'argile devant s'évaporer. L'épaisseur de cataplasme peut varier de ½ cm à 2 cm selon les cas, il est appliqué à même la peau. Si le cataplasme doit être placé sur une zone velue ou d'accès difficile pour une personne qui se soigne seule il est possible de placer une mousseline, gaze ou autres tissus légers entre l'argile et la peau, dans ce cas l'argile est moins efficace.

    La cadence d'application des cataplasmes, ou des compresses d'argile claire, est très variable selon le cas à traiter, l'ampleur du mal, le tempérament du malade, ses réactions devant l'argile, la surface à traiter etc.

    Pour les abcès et toutes éruptions purulentes, il faut changer les cataplasmes toutes les heures dans la journée et les faire se succéder si besoin nuit et jour, jusqu'à aboutissement. Ensuite, ces cataplasmes seront laissés une heure et demie en place seulement la journée et la nuit des compresses d'eau argileuse que l'on renouvellera si besoin une fois ou deux dans la nuit. Enfin, on mettra des cataplasmes toutes les deux heures, avec pansement sec la nuit.

    Pour les grandes applications (foie, intestins, reins etc.), il faut considérer qu'elle détermine une réaction très importante que l'organisme ne puisse soutenir longtemps sans risque d'affaiblissement si elles étaient renouvelées trop souvent, surtout quand le malade continue ses activités. Un cataplasme par jour (gardé deux à quatre heures) sera donc suffisant, et il sera possible d'en appliquer deux par vingt quatre heures si les activités sont réduites. Si le cataplasme est mis le soir, au coucher, on peut s'endormir avec et ne le retirer que le lendemain matin ou en cours de nuit s'il gêne ou refroidit.

    Étant donné la puissance d'action de l'argile, les réactions qu'elle détermine et l'énergie qu'elle libère, il faut s'abstenir d'appliquer, en même temps, l'argile sur deux organes importants. Après usage l'argile doit être jetée, car elle est dévitalisée et imprégnée des toxines qu'elle a absorbées.

    Attention, quand un traitement est commencé, il faut, s'il n'y a pas d’impératif, éviter de l'interrompre, même provisoirement car il faudrait tout recommencer depuis le début avec les précautions d'usages. C'est à dire respecter la progressivité et suivre la préparation physique suivante sur une dizaine de jour : cure de fruits et de jus de citrons, absorption d'argile par voie buccale, tisanes laxatives. Puis traitement externe progressif dans l'épaisseur et la surface du cataplasme.

    L'aggravation apparente ne présente aucun danger, au contraire, elle dénote une action efficace et bienfaisante de l'argile. Ainsi, une plaie infectée, un ulcère variqueux, va d'abord s'agrandir, toutes les chairs mortes de la périphérie vont tomber la surface va se creuser, du pus ou du sang peut apparaître. La douleur peut même s'accroître pendant quelque temps, puis décroître ensuite pour disparaître avec la fermeture définitive de la plaie et la reconstitution du tissu sain. Il est évident que sur des plaies anciennes les résultats sont plus longs et délicats à obtenir que sur des plaies récentes : faites preuve de prudence et de bon sens .

    Pour les actions sur les organes profonds il faut commencer par une action très douce ne comportant qu'un cataplasme de un demi à un centimètre sur une zone restreinte. En effet, puisque l'on constate que la première action de l'argile est le drainage des principes morbides vers l'endroit traité et le nettoyage des plaies avec leurs extensions provisoires, il faut éviter cette extension, qui pourrait toucher un organe essentiel voisin ou conduire à un épuisement des réserves vitales du malade. Il faut donc respecter la progressivité :

    1 - détoxication avec laxatif naturel (tisane, gaine de lin, etc.), puis cure de fruits et de citrons, ensuite alimentation végétarienne car les autres aliments produisent trop de déchets et consomme trop d'énergie pour leurs digestions (éviter les produits laitiers), puis cure d'argile par voie buccale. Durée au moins une semaine.

    2 – poursuivre le régime du para 1 et commencer par des applications légères peu étendues, peu épaisses, les conserver une heure. Après quelques jours et selon l'accoutumance augmenter le format des cataplasmes puis l'épaisseur et la durée d'application.

    3 - poursuivre le régime du para 1 et arriver progressivement à un cataplasme mesurant environ de 20 à 30 sur 15 à 20 centimètres et de 2 centimètres d'épaisseur, pouvant rester en place de deux à quatre heures une ou deux fois par jour et même toute une nuit.

    4 - poursuivre le régime du para 1 et n'augmenter la surface ou l'épaisseur que dans la mesure où les applications précédentes ont été bien tolérées, sans troubles, désordres ou réactions brutales. Dans certains cas les applications seront poursuivies pendant plusieurs mois. En fin de traitement reprendre progressivement une alimentation normale.

    Plus le mal est ancien et profond plus le temps de traitement sera long. Une blessure récente, même avec un début d'infection, se traite en quelques jours en commençant à la phase 2.

    Je dois reconnaître que ce n’est pas la solution la plus rapide, ni la plus facile, mais c’est celle qui offre le meilleur résultat sur le long terme. En agissant ainsi on met toutes les chances de son côté, on évite toute déception.

     

    Bibliographie :      L'ARGILE QUI GUÉRIT de Raymond DEXTREIT

    « Approche de l’univers psychiqueLe lait »

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