• De la Trimurti Hindoue à la 5D

     

    L’hindouisme, le sanatana dharma ou « Loi Éternelle », est une très ancienne religion sans fondateur ni dogme, les brahmanes en sont les prêtres.

    Les Hindous, comme les Grecs et les Romains, connaissent également une Trinité divine.

    Leur trinité, la Trimurti, se compose de Brahma, Vishnou et Shiva ; Brahma est créateur, Vishnou conservateur et Shiva destructeur. Chaque dieu a une parèdre comme chez les Grecs, les Romains.

     

     

     

    La Trimurti Hindoue

    De la Trimurti indou à la 5D

    Brahma, le premier membre de la Trimurti, est le dieu créateur, Sarasvatî est sa shakti (1), son épouse.

    Il naquit avec quatre têtes ; un lotus fut son berceau. Assis dans le calice de cette fleur, il porta ses huit yeux autour de lui, et n'aperçut qu'une vaste étendue d'eau couverte de ténèbres. Il passa des siècles absorbé dans la contemplation sans pouvoir rien comprendre au mystère de son origine. Enfin, il se mit en prières, s'adressa à Baghavan, l’Être suprême (2), son premier ancêtre ; les ténèbres s'enfuirent alors devant lui.

    Le Grand Dieu lui donna en spectacle tous les mondes endormis et gisant dans leur germe. Brahma saisi d'admiration les contempla et commença l'œuvre de la création.

    Brahma produisit les sept sphères célestes (souargas), éclairées par la splendeur des génies bienfaisants (devatas). Ensuite, il fit le Ciel, la Terre, le Soleil et la lune, puis il forma les sept régions inférieures où sont relégués les génies malfaisants (daïtas), ce qui sous-entend ici que dès le départ il y aurait eu une "volonté" de créer les forces du "Mal".

     

     

    Vishnou est le conservateur du Monde, le dieu de la stabilité de la création, Lakshmi est son épouse principale, Bhudevi, la terre, étant sa seconde épouse.

    Selon la théologie Hindoue, la seconde personne de la Trimurti, Vishnou, s'est incarnée neuf fois :

    1. en poisson, pour sauver Manou du déluge ;
    2. en sanglier, pour soulever la terre du fond des eaux ;
    3. en tortue, pour aider à retrouver l'amriita, ambroisie ou breuvage d'immortalité ;
    4. en homme-lion pour vaincre le géant Hiranya ;
    5. en brahmane nain, pour renverser le tyran Bali ;
    6. en brahmane armé d’une hache pour châtier l’insolence des rois de la race du Soleil ;
    7. en la personne de Rama, pour délivrer la Terre des Tyrans qui l’opprimaient ;
    8. en la personne de Krishna, pour combattre le mal sous toutes les formes ;
    9. Et enfin sous le nom de Bouddha.

     

     

    De la Trimurti indou à la 5D

    Shiva, est le dieu de la mort et de la destruction, rival de Brahma et de Vishnou. Parvati (femme de la montagne), son épouse est la réincarnation de Sati, la première épouse du Shiva. Parvati est la parèdre du Shiva bienveillant, alors que la déesse Kali est sa parèdre noire.

    Sati, sa première épouse, s'est immolée dans le feu sacrificiel de son père Daksha : le Rite pratiqué par les veuves hindoues a été interdit en Inde en 1829 (3).

    Shiva réside sur la montagne sacrée, comme Parvati, le Kailâsa dans l'Himalaya  (4), qui est un lieu de pèlerinage fréquenté par de nombreux croyants (cf le dieu de la Montagne).

    Il serait également un dieu protecteur et producteur de vie parce que la vie nait de la corruption des éléments terrestres.

    Quand il est représenté en tant que producteur de vie, il est assis sur un taureau blanc entouré de divinités vassales, cette figure exerce une grande fascination sur les hindous.

    Quand il est représenté sous son aspect terrible et menaçant, son corps est couleur de cendre ; il a des dents tranchantes, le feu sort de sa bouche ; des crânes humains forment une couronne dans sa chevelure flamboyante et un collier sur son torse ; des serpents enlacent sa taille, il porte une lance (1 fer et 2 crochets : Bident), une épée et il est monté sur un tigre.

     

     

    Les constantes universelles des dieux

    Nous reconnaissons ici :

    • en Brahma, Zeus le dieu du Ciel ;
    • en Vishnou, Poséidon le dieu de Mer/Terre. Ici c’est plutôt Vishnou qui se métamorphose, et non Brahma/Zeus : Vishnou est donc le dieu polymorphe de l’hindouisme ;
    • en Shiva, Hadès le dieu des Enfers. Shiva a, comme Ashtar, a deux faces, l’une bienfaitrice, l’autre terrible, vengeresse : Shiva et Ashtar ont tout les deux un rapport avec les taureaux) ;
    • en Kali la cruelle Athéna, Ashtart, Astarté.

     

     

    Le système des Castes

    Traditionnellement, les brahmanes défendent le système des castes et vénèrent les livres des Védas : « théo-mythologie » riche, fascinant les esprits. Selon certains exégètes, ils se positionnent comme les « seigneurs de la terre » et prétendent que quand Brahma voulut créer les hommes il tira :
    - les brahmanes (prêtres) de sa tête ;
    - les kshatriyas (Pouvoir temporel) de ses épaules ;
    - les vaishyas (artisans, commerçants, hommes d'affaires, agriculteurs et bergers) de son ventre ;
    - les shudra (industrie, agriculture et artisanat) de ses pieds.

    Sans oublier les dalits, les Intouchables, ces Hindous hors castes, en marge de la société, qui étaient affectés aux tâches impures, pour ne pas dire ingrates...

    C'est sur cette base que s'est formée la société de l'Inde traditionnelle. Les brahmanes se sont réservé exclusivement le droit de lire les Védas, les kshatriyas et les vaishyas peuvent en entendre la lecture ; mais les Shudra n'ont d'autre droit que celui de faire des présents aux brahmanes. On ne parle même pas des dalits.

    "Ces prêtres entretiennent le peuple dans la superstition, ils lui font adorer les oiseaux et les serpents, et, au lieu de tuer ces animaux, l'Hindou leur porte les mets les plus exquis au bord de leurs repaires. Ils adorent aussi les pierres, les plantes, et le bœuf et la vache reçoivent une grande vénération." (précis élémentaire de mythologie).

    Mais aujourd’hui les choses changent… La Constitution indienne de 1950 a déclaré illégale la pratique de l'intouchabilité et les discriminations de castes. Mais les traditions ont parfois la vie dure...

     

     

    Les ascètes

    La perfection, l'objectif, du yogi réside dans son absorption complète en la divinité.

    Ce "saint" par excellence ne lit rien, ne s'occupe de rien, ne sens rien, dédaigne son corps et toutes les choses matérielles.

    Il éteint en lui le sentiment de son individualité a un point tel, qu'il n'y ait plus pour lui, ni jour ni nuit, et qu'il croit enfin que la grande âme du monde et lui ne font qu'un, qu'il est Brahma, et qu’il jouit, comme lui, du bonheur parfait, il atteint alors le Nirvana.

    Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’ascète se retire dans une solitude si profonde et qu'il impose tellement le silence à ses sens, qu'il perd tout désir, toute affection, toute volonté et tout sentiment.

    Les ascètes vont très loin dans les mortifications par la privation sensorielle, la douloureuse mortification du corps, les privations de sommeil, de nourriture, d’eau, et d’oxygène par des exercices respiratoires.

    Lorsque les "capteurs sensoriels" disjonctent c'est l'extase. Après le "traitement" initial, ou une initiation de ce type, la dite "extase" peut être reproduite quasiment à volonté. Parfois, il y a effacement de la Morale, disparition de la frontière entre le Bien et le Mal.

    Ces excès menant à l’extase (littéralement « sortie hors du corps » : pour faire place à un "hôte") ont été décrits par le Dr Anthony Wallace dans son livre « Religion : An Anthropological View » (Religion: une vue anthropologique). Pour mémoire, les jeunes spartiates, étaient également soumis à des traitements douloureux.

    Nous sommes proches de ce que décrit Alexandre Lebreton dans sont livre MK, voir extrait vidéo.

    Il s’agit là d’une transformation de tout son être (physique et psychique). Une transmutation basée sur l’éveil des chakras, et la création de l’être éclairé qui désormais va l’habiter.

    La "promesse" étant, in fine, que lors de la mort, après l’incinération du corps devenu encombrant, l’adepte, le yogi, deviendra alors immortel en fusionnant avec son dieu dans une extase éternelle. Cette "promesse" du Nirvana perpétuel est un raccourcis pour échapper aux affres du karma (5).

    Les yogis de notre temps, orientaux comme occidentaux (qui se reconnaitront), ont aussi bien changé...

    Mais l'objectif reste le même : se désincarner au profit d'un "hôte".

     

     

    Changement de paradigme religieux en cours

    Les religions, devenues obsolètes, sont progressivement remplacées par une croyance en des entités pseudos savantes extraterrestres.

    Les "dieux" s'adaptent aux temps modernes, en proposant une nouvelle "religion" technoscientifique connectée.

    Nous assistons ici un contrôle des corps et des esprits par un "système d'exploitation" digital qui les transformera progressivement en empreinte numérique, sous la promesse d'un Nirvana multidimensionnel virtuel, ou 5D.

    « Ces Acteurs Terriens détenant des Pouvoirs, des Puissances et des Dominations sont assujettis aux Invisibles Égrégoriels qui portent les mêmes noms de Pouvoirs, de Puissances et de Dominations.»

    (La Conjuration des Possédés - Bellator)

     

    Massalis

     


     

    Notes :

    (1) Shakti : terme qui signifie « Pouvoir », « Puissance », « Force ». Dans l'hindouisme, ce mot désigne l'énergie féminine, le principe actif et extériorisé d'une divinité masculine.

     

    (2) Baghavan : "Pour un gnostique Dieu est un être parfait, un abîme insondable, nommé Bythos (Profondeur), aucun ne saurait l’atteindre ni le comprendre, il a toujours été, et sera toujours : concept proche de l’Ensoph (sans limite, sans fin, kabbale)". (plus d'info sur la Gnose)

     

    (3) RENCONTRE AVEC « L'UNE DES RARISSIMES SATÎS VIVANTES »

    J'ai évoqué plus haut le rite sacrificiel des épouses par le feu, voici le récit d'une rencontre avec l'une des rarissimes "satîs" survivante du Rajasthan, parce que la police était intervenue à temps.

    "Cela s'était passé le 12 mars 1985 dans un village de la Shekhavati, Devipura. Jasvant Kanvar était allée jusqu'au bout de sa démarche. Elle avait pris place sur le bûcher. On avait recouvert son corps de noix de coco, en dégageant la tête couverte du voile - car la satî, au moment de la mort, profère des paroles qui doivent être entendues - et la main droite, car on attend un geste d'ultime bénédiction. Or, quand je l'ai interrogée, elle n'a pas su me dire comment le bhäv lui était venu. Un climat de confiance s'était pourtant établi entre nous, presque une complicité. Ne m’a-t-elle pas donné en guise de prasâd (« restes consacrés ») un cliché polaroïd la représentant sur ce bûcher où elle avait failli mourir ; et aussi ce minuscule paquet de papier journal contenant les cendres miraculeuses (vihhüti) de cette crémation inaccomplie ?

    Elle a posé sur moi un regard d'une intensité inoubliable et m'a dit : « C'est Lui. C'est par Sa grâce. Ce n'était pas moi. » Elle montrait Shiva, en un geste à peine ébauché, celui du dévot recueillant le bienfait divin (vardân). Et elle disait vrai, en ce sens qu'elle voyait vraiment les choses ainsi, huit ans après les faits. Peut-être même les avait-elle vécues ainsi. Shiva, que son mari défunt avait choisi entre tous les dieux comme support de son adoration, l'avait possédée dans le bhâv : c'était Lui, ce n'était pas elle. On ne saurait mieux exprimer l'objectivation, ce mécanisme par lequel le sujet évacue un contenu traumatisant pour la conscience, en le dissociant de son expérience pour le projeter sur un objet qui appartient à ce que Georges Devereux a appelé la « chambre froide » de la culture." (Catherine Weinberger- Thomas, Cendres d'immortalité, p. 136-137).


    "Par le seul fait de devenir veuve, la femme engage sa culpabilité dans cet état. Les traités de dharma qui prescrivent à la femme d'accompagner avec amour et fidélité son mari sur cette terre, lui enjoignent également de « le précéder dans la mort. Aussi la mort du mari est-elle interprétée comme le signe tangible des péchés de la femme » qui aura manqué à ses devoirs et enfreint le «vœu conjugal » en acte, en pensée ou même en rêve.

    La faute (dosa), le péché (pâpman) commis ici-bas ou dans une vie antérieure et le sentiment de culpabilité latent, reconnu ou refoulé, que la mort du mari vient réactiver, sont souvent à l'origine des « vocations au sacrifice » dont témoignent nombre de récits de femmes. Mais paradoxalement, l'épouse doit tout autant mériter de s'accomplir comme satî. Car si la mise en acte du rite est possible c'est, entre autres choses, parce que l'épouse possède cette grâce particulière qu'est le "sat" acquis au prix « d'une conduite sans faille dans le cycle des renaissances passées ».

    Ainsi, tout se passe dans l'idéologie hindoue comme si l'épouse, femme coupable ou trop parfaite, était prise dans une double contrainte (double bind) qui la prédestinait à ce rite.

    L'ensemble des manœuvres matérielles et des opérations mentales, comme dit Durkheim, par lesquelles la croyance est mise en acte, concourt à faire de la mort volontaire des femmes, non un suicide, fût-il altruiste et obligatoire, encore moins un meurtre, mais bien une forme de sacrifice au sens précis que revêt cette notion dans le brahmanisme ancien. Plus précisément, si le rite de la crémation des veuves rencontre une telle ferveur, c'est parce qu'il fait coïncider une forme de mort héroïque et volontaire orientée vers le salut et que l'hindouisme valorise, la mort de l'ascète par exemple, avec l'idéologie sacrificielle.

    Le caractère volontaire de la mort est ici essentiel puisque, dans la doctrine hindoue du sacrifice, le consentement de la victime est une des conditions nécessaires pour que l'opération soit efficace et fraye les voies du salut et de la délivrance (moksa). Aussi le rite s'ouvre-t-il par la « déclaration d'intention de la satî » qui proclame, sans réelle possibilité de se rétracter, sa détermination (samkalpa) d'accompagner son mari sur le bûcher funéraire. Cette détermination trouve fréquemment son origine dans un rêve.

    Le rêve, dans l'hindouisme, est un miroir de la réalité, il «vaut comme preuve » et, de ce fait, il joue un rôle psychologique essentiel, au niveau individuel, dans l'enclenchement de ce processus sacrificiel. Lorsque l'épouse rêve la mort de son mari, elle se met dans un état d'extrême culpabilité, « l'horreur et la haine de soi » ainsi provoquées suscitant une pulsion de mort qui s'objective dans son désir de crémation. Car dans les familles hindoues orthodoxes, les femmes redoutent le sort particulièrement dramatique réservé à la veuve survivante : « objet de répulsion », déchue de ses attributs féminins, nourrie de restes, elle est l'incarnation par excellence de la déesse Alaksmï, « la Malchance, l'Infortune, la Ruine ».

    Dans cette société où le veuvage engage la femme dans une situation extrêmement difficile à tenir, tout se passe comme si le passage à l'acte de satî apparaissait pour l'épouse survivante, écrit l'auteur, comme « la seule façon de repousser hors du champ de la conscience un conflit psychique intolérable »."

    Roland Lardinois - "Le sacrifice des femmes en Inde"

    Autres liens :
    - "La loi indienne interdit désormais le sacrifice des veuves..."
    - "Le sacrifice, mardi, d’une femme sur le bûcher funéraire de son mari..."
    - "La crémation des veuves en Inde"

     

    (4) Le mont Kailash est fait de roches métamorphiques soutenues par une base massive en granite...

    Cette montagne est tenue pour sacrée par les pratiquants de quatre des grandes religions asiatiques : les hindous, les jaïns, les bouddhistes et les bönpos. Elle correspondrait peut-être au mythique mont Meru considéré comme l'axe du monde dans les mythologies persane, bouddhique, jaïne et surtout hindoue. La circumambulation autour du mont Kailash (kora) est l’un des pèlerinages les plus importants d'Asie. (Source)

     

     

    (5) La métempsychose et le Karma : Les livres sacrés des Indiens distinguent ici-bas différents degrés dans la réhabilitation de tous les hommes et fondent, sur cette différence, l'inégalité native qui règne entre eux. Ainsi les brahmanes sont plus purs et plus saints que tous les autres, et c'est à ce titre qu'on leur doit l'obéissance et le respect. Il en est de même des kshatriyas , des vaishyas et des Shudra.

    D'après la théologie indienne, les âmes, quand elles sont parfaitement purifiées, se réunissent pour toujours à l'Être suprême. Quand au contraire elles sont coupables, elles sont précipitées dans le Narara ou l'enfer et elles y souffrent d'horribles tourments pendant des milliers de siècles. Les âmes intermédiaires sont récompensées du bien qu'elles ont fait, en passant dans le corps des brahmanes, ou bien elles achèvent leur expiation en passant dans celui des bêtes et en montant, par l’échelle des êtres animés jusqu'à ce qu'elles soient dignes d'entrer en union avec la Divinité. Cette doctrine fait voir à ces fidèles l'âme de leurs ancêtres dans un chien, dans un serpent ou même dans un insecte. Voilà pourquoi ils sont culturellement indifférents à l'humain qui souffre ; c’est son Karma, estimant que ce dernier expie un mal qu’il a commis dans une vie précédente.

     

     

    « Les dieux d'hier et d'aujourd'huiBlé et autres céréales »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :