• Fils de chevalier ne naît pas chevalier

    Fils de chevalier ne naît pas chevalier


    L’histoire et la tradition nous apprennent que la chevalerie n’est pas à confondre avec « la noblesse » pour une part d’origine administrative par charge délégué du pouvoir d’état et distincte de l’Ordo sénatorial et équestre.
    La chevalerie n’est pas héréditaire (cette charge est inaliénable ni transmissible par héritage). Fils de chevalier ne naît pas chevalier, aux premiers siècles, si entre 25 ou 30 ans il n’avait pas reçu le sacramental, il retournait au rang de base « Rustici ».



    Aujourd'hui, tout homme chrétien libre, sans autre engagement, peut y prétendre pourvu qu’il fasse ses preuves, et non celle de ces ancêtres comme certaines mauvaises interprétations le prétendrons.
    Bien que "bon sang ne saurait mentir", fils de chevalier ne naît pas chevalier, il faut, pour la mériter et la recevoir, faire la preuve que l’on a les moyens de s’y rendre utile en servant.

    Dernière caractéristique.
    Seul un chevalier régulièrement ordonné peut créer d’autres chevaliers. La raison la plus compréhensible est qu'on ne peut donner que ce que l’on a.
    Les plus grands seigneurs de la terre n’y peuvent rien. S’ils n’ont pas reçu la bénédiction, ils ne peuvent la transmettre.

    Qu'elle en est l’effet et la nature ?
    L’effet, en plus de la marque définitive, est que la chevalerie crée un lien personnel de Père à fils entre l’ordonné et l’ordonnant, entre le bachelier et le parrain.
    Quand à la nature, force nous en est, de l’aborder par image. C’est d’abord la reconnaissance/sanction d’un aîné par rapport à un requérant que le niveau nécessaire à la vocation est atteint. En lui remettant les armes le chevalier le crée égal à lui-même : "pares inter pares".
    A ceci s’ajoute une bénédiction paternelle issu de celle des patriarches à leur fis aînés, c’est en fait une adoption rituelle qui peut-être laïc ou provenir du sacerdoce.

    Vous comprenez pourquoi on ne peut créer des chevaliers à tour de bras ou en un tour de main.

    Comme nous l’a transmis R. LULLE, un sur mille était choisi d’où le terme de MILES qui caractérise les chevaliers. Terme qui toujours, même au pluriel, reste MILES et qu’il ne faut pas confondre avec le même terme employé au pluriel MILITES qui est assez souvent, dans les textes anciens, synonyme de MILITAIRES qui eux sont des gens d’armes soldés.

     

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