• Emporocratie

     

    Dans les lignes qui vont suivre je cite quelques idées exprimées par Fabre d’Olivet dans la deuxième partie du tome 2 « Histoire philosophique du genre humain ».

    (Toutes ressemblances avec notre époque ne serait que pure coïncidence...)

     

    Pour lui les êtres humains et les gouvernements sont soumis aux combinaisons des trois Forces Universelles suivantes :

     

     

                La Providence est proprement spirituelle et inspiratrice, son siège est l’intelligence. La Providence évoquée dans l’une ou l’autre puissance, en consolide les créations, et leur communique le principe de vie que rien ne saurait posséder hors d’elle.

     

                Le Destin, qui réside dans l’instinct universel ou particulier, est proprement instinctif et nécessaire. La Volonté, qui le redoute, lui donne incessamment naissance, et augmente ses forces. S’il se mêle à la Volonté, et qu’il la domine, il crée l’empire militaire ; s’il est dominé, au contraire il donne lieu à la tyrannie démagogique. Lorsqu’à laide de la Volonté qu’il a subjuguée, il parvient à usurper encore la place de la Providence, il produit le plus terrible des gouvernements, le despotisme absolu par exemple : révolution => reprise en main => culte de la personnalité.

     

                La Volonté de l’homme est proprement animique et libre, son siège est dans l’âme universelle ou particulière, selon que l’homme qu’elle meut est considéré comme universel ou particulier ; mais cette Volonté peut aussi bien se placer dans l’intelligence que dans l’instinct, pour y usurper la place de la Providence, ou y dominer le Destin ; et alors la Théocratie est corrompue , et la République prend les formes aristocratique, ou emporocratique.

     

                Pour qu’une république devienne une emporocratie il faut qu’elle soit mercantile, qu’elle puisse assujettir des peuples par la force, la puissance politique et économique, qu’elle possède une armée (et une marine) puissante pour s’imposer hors de ses frontières..

     

                « Dans ce genre de gouvernement le peuple est sans liberté, sans puissance, sans considération, sans voix dans ses propres affaires, turbulent sans objet, servile sans nécessité, livré à une misère de plus en plus croissante, qui, dévorant le peu de vertu qui lui reste, le rends tour à tour facétieux ou vénal. Le président chancelle sous le fardeau, toujours en butte aux traits d’une opposition violente, qu’il est obligé de respecter (assemblée ou congrès), alors même qu’elle ne le respecte pas, ne marche qu’avec une extrême fatigue vers un but qu’il ne saurait manquer sans honte, et qu’il n’atteint jamais avec gloire... »

     

                Cependant où se cache donc la force qui fait mouvoir ce colosse ? Cette force se cache dans son crédit (l’idée que l’on se fait de lui)...

     

     Nota :

    État Emporocratique : gouvernement dans lequel domine le commerce, non seulement comme partie intégrante, mais comme puissance politique, disposant d’une force armée, et possédant au dehors des peuples assujettis et des esclaves.


     

     

     

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