• Pesticides, oursins et ours polaire

     

    Une étude a permis de mettre en évidence la baisse de la fécondité chez l'ours polaire, bien d'autres espèces sont logées à la même enseigne (cf  : Éléments d'écologie - 7e éd. - Écologie appliquée).

    Cette baisse de fécondité chez l'ours polaire est due à une trop grande quantité de pesticide dans leur sang. Grands prédateurs carnassiers, les ours, comme l'Homme, sont en bout de chaîne alimentaire. Un reportage sur cette étude scientifique est passé à la TV il y a quelques années, il n'a eu que très peu d'écho.

    Quelle n'a pas été ma surprise en découvrant, quelque temps plus tard, un lien entre les ours et les oursins ? En effet, sur Thalassa (FR3 - 17/03/00), un chercheur de la station Biologique de Roscoff (Finistère) a révélé que les oursins étaient, comme les ours, sensibles aux pesticides à faible dose. Pourquoi s'intéresse-t-il aux oursins ? Parce qu'ils ont une portion de carte génétique identique à la notre. Le dosage correspond à celui que nous trouvons dans l'eau du robinet ou nos aliments. Pris individuellement les pesticides sont faiblement ou pas nocif. Par contre associés en coquetèle, tel que nous les trouvons dans nos verres ou nos assiettes, il sont dangereux pour la santé.

    Lors de ses recherches ce biologiste (qu'il me pardonne j'ai oublié son nom) a prouvé l'effet cancérigène, dégénératif, des pesticides (voir également les travaux plus récents du professeur Gilles-Éric Séralini du CHU de Caen). Donc les pesticides ont deux effets avérés : la baisse de la fécondité et les cancers qui ne cessent d'augmenter en même temps qu'augmente l'utilisation des pesticides. Il estime qu'il faut une quinzaine d'années d'exposition aux pesticides pour voir ce risque déboucher sur une maladie potentiellement grave. Le mal est insidieux mais ravageur.

     Or, en 2012, changement d'orientation pour ce laboratoire breton (cf : Le Télégramme), les recherches portent désormais sur la mise au point d'un traitement contre le cancer.

    La boucle est bouclée, provoquer le cancer, puis le soigner : c'est tout bénéfice pour les industries du chimique polluant et soignant qui sont souvent les mêmes.



     

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